Antananarivo, la ville arc-en-ciel !

AntananarivoAntananarivo vue d'ensemble de Anatanarivo/crédit photo: Georges Attino

Les rayons de soleil se faufilent à travers les rideaux de ma chambre d’hôtel avec vue sur la ville, et m’arrachent des tendres bras de Morphée. Je n’ai même pas entendu mon réveil sonner. Panique ! J’ai trop dormi et je risque de rater le bus. Un coup d’œil rapide sur l’horloge me ramène à la raison. Il est 5 heures 30 et il fait déjà jour. Le soleil se lève très tôt ici à Antananarivo, comme s’il était pressé de nous montrer la beauté de cette ville aux mille couleurs.

Les personnes

En Malagasy (malgache) Antananarivo signifie la ville aux mille habitants. Aujourd’hui la ville compte officiellement plus de 2.000.000 d’habitants aussi différents les uns des autres. Les gens sont mélangés. Ils sont noirs, jaunes, blancs. Ils sont un peu asiatiques, européens, africains. Un vrai cocktail. Ils sont juste beaux. A bien y penser je me dis que c’est cela la solution contre le racisme. J’étais parmi eux. J’étais un peu « grand », bien gros mais à l’aise. Du coup je rajoutais aussi ma petite touche de différence.

Les maisons

Même l’architecture de la ville respire la différence et le métissage. Les maisons sont jaune, rouge, bleue, violette… aussi variées que les motifs du « lamba landy », le tissu en soie local. Comme si les habitants s’étaient reparti les couleurs. Les maisons ne suivent pas une forme régulière. Elles sont un peu comme la courbe de survie d’un patient qui se bat pour rester en vie. Parce qu’à Madagascar la vie est difficile mais on vit « mora mora »(molo molo).

La gastronomie

Je n’ai pas gouté à tous les plats malgaches. L’hôtel n’est pas forcément le meilleur endroit pour être en contact avec la cuisine locale. Mais ce serait presque un péché de partir à Madagascar sans manger du zébu. C’était dans toutes les sauces. Même dans le vol du retour j’ai encore mangé du zébu. Les plats aussi sont métissés. Les brochettes terre, mer avec du poulet, du zébu et des crevettes.

brochettes terre mer antananarivo

Les brochettes terre, mer.

La langue

Dans les petites ruelles de la capitale malagasy vous entendrez plus souvent « salama » que « Bonjour ». Mais on y parle français. D’ailleurs le malagasy compte des emprunts du français. Mais aussi de certaines autres langues comme le bantus, le swahili, l’anglais et même l’arabe.

La nature

Les lémuriens ne se promènent pas dans les rue de Antananarivo comme le dit Annadjib. Quelle déception! Mais la nature offre de biens belles surprises! Le coucher du soleil est un véritable spectacle.

le coucher de soleil sur Antananarivo. Crédits photo: Georges Attino

 

Antananarivo mamy (Antananarivo est doux). J’ai aimé découvrir cette ville pendant la formation Mondoblog au cours du XVI sommet de la francophonie. Si vous passez par Antananarivo, « azafad » (pardon) apportez moi un peu de viandes de zébu.

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Georges Attino

Georges Attino

Un jour je me suis mis à bloguer par nostalgie. Depuis tout est devenu sujet à bloguer. Sinon je suis Journaliste... passionné de culture, de musique et aussi de langues africaines.

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